Articles de presse Janvier 2017 (extraits)

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Le Parisien du 04/01/2017 - "Le Cinéma m'a toujours attirée"

 

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Merci pour le Scan Kleo<3

 


 

La Voix Du Nord du 01/01/2017 - Jenifer: «L’amour c’est mon moteur. Je suis une passionnée, une passionnelle»

 

 Jenifer, en concert à Lille au théâtre Sébastopol le 1er mars et à Saint-Omer le 2 mars, vient de sortir son 7e album, « Paradis Secret », et joue au cinéma dans la comédie franco-belge « Faut pas lui dire » (sortie prévue le 4 janvier). De passage à Mona FM, nous avons rencontré celle qui a été, à 20 ans, la première gagnante de la Star Ac’, il y a quinze ans.

 

 – Avec des albums disques de platine, on peut dire que vous ne connaissez pas la crise du disque ?

 

 « Si un peu quand même. Quand je suis sortie de la Star Academy en janvier 2002, au fur et à mesure des années, il y a eu de plus en plus de téléchargements illégaux. Avec ensuite des plateformes de téléchargement légal. J’ai un peu tout connu. La crise du disque… 80 % de baisse de marché. J’ai côtoyé des gens qui se sont fait licencier dans les maisons de disques, à grosses poignées. Ils sont dans la réembauche maintenant. Ça a l’air d’être un peu plus maîtrisé. Mais le disque physique, il n’est plus trop… »

 

 – Parlons-en de ce disque-ci, Paradis Secret…

 

 « Je ne voulais pas de limite de son ni de style. Avec l’esthétisme que veut cet album, il est difficile de l’installer en radio. Mourir dans tes yeux, c’est un slow avec une ambiance sixties. J’ai voulu avoir un retour à quelque chose de plus organique, laisser la place aux musiciens, un peu à ma voix pour raconter mes histoires. Il y a plusieurs sonorités, un éclectisme que me permet la pop. Il y a du rock, de la funk, de la folk, de la pop pure. Je voulais proposer quelque chose de différent aussi sur scène. »

 

 – C’est vous qui composez ?

 

 « Je compose et j’écris sur cet album avec Emmanuel Da Silva. Une complicité s’est créée. Je ne voulais pas un album de plus. J’avais besoin de quelqu’un de confiance pour partager mes sentiments. »

 

 – Avec « Ma Déclaration », la reprise de chansons de France Gall, vous aviez eu des soucis ?

 

 « Ça a été compliqué. J’ai fait les choses très vite, avec le cœur. Ma maison de disque (Universal) me propose le projet. J’ai dit «Elle est au courant ?», je savais la tendresse qu’elle avait pour moi. J’étais confiante. Je me suis contentée d’entendre ce que j’avais envie d’entendre, j’avais envie de revisiter tout ce répertoire fabuleux que je connaissais mal. J’étais en pleine tournée, j’avais du temps en studio. Je n’ai pas réfléchi assez. J’aurais préféré que ça se passe autrement. »

 

 – Pour vous, c’est une année bien pleine : vous êtes aussi à l’affiche d’un film, « Faut pas lui dire »…

 

 « Une comédie romantique tournée en septembre à Bruxelles, une équipe franco-belge, très belge avec quelques Francais, c’est le premier long-métrage de Solange Cicurel, c’est une avocate qui s’occupe du droit de femmes africaines qui arrivent en France ou en Belgique. Un film d’amour et d’amitié avec comme fil conducteur le mensonge : est-ce que plus on aime plus on ment (sourire). »

 

 – Et vous qu’en pensez-vous ?

 

 « Mentir par amour à son propre enfant en lui disant que son dessin est joli… Je ne peux pas lui dire «mon amour, il n’est pas très beau ton dessin». Là oui. Mais je suis plutôt du genre à être très diplomate et à dire la vérité. Surtout quand j’aime. Je suis directe. Je dis les choses. Je suis plutôt honnête.

 

 Je tourne un autre film en alternance avec la tournée, mais je ne peux rien dire… Une rencontre en déclenche une autre. »

 

 – Un film d’animation américain aussi, « Tous en scène »…

 

 « Un dessin animé qui sort le 25 janvier, c’est une maman cochonne délicieuse, c’est pour les adultes aussi. La postsynchro j’aime beaucoup, deux jours en immersion dans le monde des enfants je prends et reprends (elle avait déjà donné sa voix à Maya l’abeille). J’ai une soif d’apprendre en permanence. »

 

 – La tournée à partir de février va vous mener en France, Belgique et Suisse. En Israël aussi, comme la dernière fois ?

 

 « Je ne sais pas du tout. On fait quelques festivals l’été. Je verrai si je prolonge ou pas. Je suis du genre à être gourmande, à proposer quelque chose d’autre très vite, rebondir sur autre chose. Israël c’est une terre que je respecte beaucoup, j’y ai quelques cousins. Je ne suis pas de confession juive, j’ai des origines juives, par mon papa, j’ai un gros métissage chez moi. » (sa maman est Corse).

 

 – La religion ne vous travaille pas spécialement ?

 

 « J’ai beaucoup de respect pour les religions. J’ai ma foi à moi, je sens une force au-dessus de moi. Je ne suis pas du tout pratiquante. »

 

 – Votre voix, vous la travaillez ?

 

 « Le meilleur des remèdes, c’est le sommeil et beaucoup d’eau, et d’essayer de chauffer sa voix avant de monter sur scène. »

 

 – Votre participation au jury de The Voice, c’est fini ?

 

 « Je ne peux pas me couper en quatre : si j’avais envie d’être une bonne maman il fallait que je refuse quelque chose. » (Jenifer a deux fils, Aaron, 12 ans, et Joseph, et 2 ans).

 

 – Finalement la Star Ac a été déterminante pour vous…

 

 « Ça a été dingue, ça m’a servi de tremplin, il y a 15 ans. Après, il y a eu des rencontres qui m’ont permis d’aller au-delà. J’ai appris à travers les tournées. Il y a eu ce tourbillon médiatique au départ auquel je ne m’attendais pas. Ça ne m’a pas déstabilisée, j’avais encore cette insouciance qu’on a quand on a 18 ans et ça m’arrangeait bien de l’avoir, tout en ayant conscience que j’avais 18 ans. »

 

 – Les assos, les causes à défendre, cela vous tient à cœur ?

 

 « C’est très important. Pour les enfants, les Restos du cœur… Je suis aussi marraine du Refuge qui soutient les jeunes victimes d’homophobie. Ça ne prend pas tant de temps que ça, c’est tout à fait conciliable. Ça fait partie de mon éducation, mes parents sont comme ça, depuis que je suis toute petite, ils m’ont inculqué le partage. Quand on est médiatisé et qu’on peut apporter une lumière sur une asso, on a le sentiment d’être un peu plus utile. Ça me donne de la force. De me battre pour les autres, ça me renforce. »

 

 – Parlez-nous de la Corse… La chanson « Un Surrisu Hé Natu » est très belle…

 

 « La Corse, ce sont mes racines, ma famille, mes amis, mon équilibre. Cette chanson c’est un ami à moi qui l’a écrite et composée. Un sourire est né, c’est une histoire d’amour, un amour un peu déchu, je suis dans la peau d’un garçon (sourire). Jean-Philippe Martini, en parallèle de son métier de dépanneur, chante chez nous dans le groupe Voce Ventu. Je l’ai entendu lors d’une scène qu’on partageait pour l’asso la Marie Do (tous ensemble contre le cancer), d’ailleurs je rentre ce week-end pour chanter pour elle. »

 

 – Vous avez fait du théâtre aussi…

 

 « Oui j’ai goûté aux planches, c’était génial. Faut pas hésiter à se lancer. Surtout je n’avais pas de gestuelle dans Les Monologues du vagin. On joue des personnages différents, différentes femmes. Il y a toute cette complexité, il faut jouer sur les émotions, c’est parfois extrêmement poignant, cru, plein de facettes. Une belle aventure au côté d’Andréa Ferreol, Marie-Christine Barrault, des compagnes exceptionnelles. »

 

 – Qu’est-ce qui vous inspire ?

 

 « Ce peut être des gens dans la rue, une vieille dame poussant son mari sur son fauteuil… un enfant qui pleure parce qu’il a fait tomber sa glace, un enfant mort de rire… des jeunes gens s’embrasser… l’enfer banalisé dans tous les JT… dans mon entourage, des couples qui se font, qui se défont, le bonheur ou des choses plus sombres. »

 

 – Des artistes aussi ?

 

 « J’écoute beaucoup de vieilles musiques. J’aime me mettre de temps en temps du Bob Marley, un bon Stevie Wonder ou un Otis Redding, Aretha Franklin, de temps en temps un bon Nirvana, Gainsbourg, Françoise Hardy, ses anciens clips… Les années 60 -70, c’est l’époque la plus prolifique, la liberté la plus totale, pour moi les plus beaux et les meilleurs artistes. Maintenant il y en a plein, j’écoute Feder, les artistes actuels mais… il y a de plus en plus de limites, de cases… Et puis c’étaient des artistes à part entière, ils partageaient quelque chose de fort, avec des vrais messages, y en n’a plus assez aujourd’hui, il y en a mais on ne les met pas assez en avant. Ce n’est pas les meilleurs artistes qui sont le plus en avant. »

 

 – Pour vous c’est l’amour, l’amour toujours…

 

 « C’est vrai, c’est mon moteur, je suis une passionnée, une passionnelle. J’ai besoin d’amour. C’est le thème le plus fédérateur du monde. Quand on fait de la musique c’est pour échanger, que ça marque un instant de la vie, que les gens se retrouvent. Je n’ai pas su aborder autre chose. C’est toujours l’amour, sous d’autres coutures, avec une plume différente à chaque fois. Pour moi, c’est inépuisable. »