Articles de presse Juillet 2007 (extraits)

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Le Parisien du 09/07/07 - Un futur album moins variété

 

Silhouette fine, les yeux soulignés au khôl et le visage encadré par une frange, Jenifer a physiquement changé depuis sa sortie de la « Star Academy ». Artistiquement, aussi, à écouter certains des nouveaux titres extraits de son futur album. « C'est la première fois que j'ai l'impression qu'un disque est le mien, explique-t-elle en allumant une énième cigarette.

Je ne renie absolument pas mes deux CD précédents, mais je me sens plus libérée, moins bridée devant le micro. » Au lieu d'aller piocher dans un catalogue de chansons proposées par sa maison de disques, la chanteuse a donc, cette fois-ci, réuni autour d'elle une équipe.

Soit son compagnon Maxim Nucci avec qui elle a co-composé les musiques, mais aussi les paroliers David Verlant (également auteur pour Emilie Simon), Julie D'Aimé et Fabrice Ballot-Léna. Et, sur certains titres, on trouve Mathieu Chédid à la guitare. « Il est venu par amitié, précise-t-elle. Pendant l'enregistrement, Maxim a eu un accident de moto et s'est cassé un bras. Il a fallu le remplacer et je suis fière que Mathieu participe à cette histoire. »

 

Mathieu Chédid à la guitare

 

L'une des chansons sur laquelle M. apparaît, « Touche-moi », est d'ailleurs un funk à la basse appuyée, ponctué de motifs saillants de guitares. Autre ambiance avec « le Parfum », un ska aux odeurs de reggae, habillé d'orgue et de vocalises relâchées. Ou encore « Ça se pointe », un morceau aux réminiscences rock sixties, rappelant la bande originale du film « Ne nous fâchons pas » réalisé, en 1966, par Georges Lautner. « Il manque encore les cordes et les cuivres, s'excuse-t-elle presque. Nous allons partir à Londres les enregistrer dans le studio de Simon Hale (NDLR : arrangeur de Jamiroquai, Björk, Supergrass...). » Bref, le nouveau Jenifer sonne à la fois moins variété et plus brut, plus varié aussi. Ses fans de la première heure s'y reconnaîtront-ils ? Réponse en novembre.

 

S.C

 


 

Le Parisien du 09/07/07 - Jenifer : « Je me sens dans mon élément »

 

Après trois ans d'éclipse, la jeune chanteuse qui avait gagné la « Star Ac » en 2002, enregistre un nouveau disque très différent des précédents. Elle nous a reçus dans le studio, où travaille, à ses côtés, son compagnon, Maxim Nucci.

Un discret immeuble du côté du Marais à Paris. Passée la porte en verre fumé, on découvre un studio d'enregistrement. C'est là où Jenifer, 24 ans, travaille sur son nouvel album qui sortira le 12 novembre.

Au rez-de-chaussée, des consoles et un immense écran de contrôle. Aux murs, des photos de Jimi Hendrix et de John Lennon. « Maxim (...)et un copain à lui ont monté ce studio, précise-t-elle. C'est un ancien magasin de fringues. » Dans un coin, des guitares sur un râtelier. En sous-sol, on trouve la cabine de prises de son éclairée par des lampes marocaines diffusant une lumière rouge orangé : « C'est la bulle dans laquelle je me suis enfermée », confie l'intéressée.

 

Quand vous êtes-vous remise au travail ?
Jenifer. Il y a un an et demi. J'ai commencé à enregistrer chez moi, avec un micro et un peu de matériel. Je ne suis pas une super musicienne mais je connais deux ou trois accords qui m'ont suffi à composer. Et puis j'ai la chance d'avoir un compagnon musicien et qui m'a donné un vrai coup de main. Il a eu la patience de m'apprendre. On a essayé de garder les meilleurs textes et les meilleures compositions.

Votre précédent album est sorti il y a trois ans. N'est-ce pas dangereux de disparaître aussi longtemps ?
Je me suis complètement coupée de tout ça. D'ailleurs, je ne sais pas si le public de mes deux premiers albums va me suivre. En plus je ne regarde pas trop la télé, si ce n'est Euronews, LCI ou des DVD. Ce n'est pas parce que j'ai participé à une émission surmédiatisée que j'en suis cliente. Je
zyeute de temps en temps, comme tout le monde mais c'est tout. J'avais juste envie de faire de la musique. En plus, je n'ai pas du tout l'esprit de compétition.

 

Vous n'avez pas pris goût à cette exposition médiatique ?
C'est bizarre. A la suite de la « Star Academy », je n'ai plus eu de vie normale. Au début, c'était rigolo. Puis je me suis sentie suivie, encore aujourd'hui. Comme si on devait tout savoir de moi. Bien sûr, il y a pire dans la vie. Mais c'est dur. Je me suis un peu renfermée sur moi-même. J'ai ressenti comme un sentiment de culpabilité vis-à-vis de gens qui ont beaucoup plus de talent que moi et qui galèrent. Est-ce que je mérite tout ce qui m'est arrivé ? Je ne sais pas.

 

Vous en doutez encore ?
Ce n'était pas mon but de devenir célèbre. En même temps, je suis allée au casting et je suis sortie gagnante. J'ai ensuite gagné de l'argent alors que j'ai toujours vécu très modestement. J'ai eu le droit d'enregistrer un album et de faire une tournée. Tout ça à 19 balais. Il y a de quoi douter. Après je rencontre mon mec, j'ai un enfant et je commence à mener une vie de jeune femme normale. Je vais au marché, j'emmène mon fils à l'école... Aujourd'hui, heureusement, je suis plus à l'aise avec tout ça. Je me sens désormais dans mon élément. Même si, de nature, je reste angoissée.

Comment dépensez-vous votre argent ?

J'ai toujours l'impression de passer pour une naze quand je raconte ça... J'essaie de partager, comme j'ai toujours fait. Je suis devenue marraine d'une association qui s'appelle Chantal Mauduit. C'est une alpiniste qui est morte en 1998. Le but consiste à créer des écoles et des internats au Népal. Là-bas, plus de 70 % des enfants sont illettrés. Voilà, j'y suis allée... Je me fais aussi plaisir en courant les friperies. J'aime bien le shopping. Mais pas chez Chanel tous les jours, je ne suis pas le genre à péter les plombs.(...)

Au final, avez-vous appris à vous protéger ?
J'ai surtout appris à dire non. J'ai envie que mon image me ressemble et pas d'être une poupée que l'on balade comme ça. On me conseille parfois même de me faire coacher pour apprendre à répondre aux interviews. Je ne sais pas, je crains de m'y perdre. En fait, je préfère me planter et rester naturelle. De toute façon, je ne suis pas une méchante. Mais attention : je peux mordre !

 

 

 

 

Propos recueillis par Sébastien Catroux