Articles de presse mai 2004 (extraits)

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LeSoir.be du 24/05/04 - La chanteuse niçoise sort ce lundi son deuxième album, « Le passage »

 

Jenifer et ce qu'on voit d'elle

* La chanteuse la plus photographiée de France est de retour. Avec un disque un peu plus électrique. La femme-enfant devenue maman se confie.

 

Jenifer n'a pas perdu son temps pour s'émanciper de la Star Academy qui l'a révélée en 2001. Son premier album, bourré d'une pop légère et fraîche, fut une des meilleures ventes de 2002. A 20 ans, en pleine gloire, Jenifer a préféré donner un petit Aaron au chanteur compositeur Maxim Nucci. Quitte à reporter d'un an sa deuxième tournée, prévue dès lors cet automne. Aujourd'hui sort « Le passage », un disque plus personnel, plus rock, tendances Kyo et Calogero qui lui ont chacun offert une chanson.

 

Jenifer nous revient plus mûre aussi. Elle a changé d'entourage, celui-ci l'ayant par exemple soutenue dans son désir de ne voir publier aucune photo de son bébé - quitte à refuser les 200.000 euros proposés par « Paris-Match ». La jeune chanteuse hypersexy, la préférée des jeunes ados, est venue à Bruxelles pour parler de sa nouvelle vie, résumée par le premier single, « Ma révolution ». Plus mince et jolie que jamais, nageant en plein bonheur comme elle dit, Jenifer n'a rien perdu de sa gentillesse ni de sa simplicité.

 

« Le passage », qui donne son titre à l'album, parle d'une femme-enfant devenue femme maman...

Je suis toujours une femme-enfant, mais, depuis la naissance de mon fils et, avant cela, la rencontre avec son papa, je suis plus responsable, plus sage même.

 

Devenir maman à 20 ans et disparaître ainsi en pleine gloire a surpris beaucoup de monde. Vous a-t-il fallu vous battre pour imposer un tel choix personnel ?

Non, les gens qui me connaissent ont plutôt dit que je faisais bien. Ça m'a permis de prendre du temps pour moi, et puis, j'avais envie de fonder une famille. Ça ne se commande pas.

 

Kyo et Calogero sont les deux célébrités qui ont écrit pour cet album. Ce sont des modèles pour vous ?

Je me retrouve mieux dans ce qu'ils font, cette pop plus anglo-saxonne. Kyo, ils connaissaient mon album et on s'aimait bien. Ils m'avaient déjà proposé une chanson pour mon premier album, mais trop tard. Je l'ai chantée sur scène, mais, pour le disque, j'ai préféré « Le souvenir de ce jour », qui est moins noir. Calogero, il m'en avait déjà composé une pour le premier disque.

 

« Chou boup » est la seule chanson dont vous avez écrit le texte. Sur une musique de Maxim. Elle a un petit côté Lenny Kravitz...

C'est la plus fraîche de l'album. J'aime ce petit côté rétro, avec un clin d'oeil. J'écris beaucoup, mais ce ne sont pas des textes de chansons. J'ai du mal à faire sonner les mots sur un thème bien précis. Ce sont plus des pensées, de petites histoires, que j'écris. Des personnages que j'invente. Mais ce n'est pas assez bien fait pour être publié. Maxim compose beaucoup à la maison. Il travaille au feeling. Ce n'est pas parce que je suis sa femme qu'il va écrire pour moi. C'est moi qui entends un de ses morceaux et qui le lui prends.

 

« Pour toi » est un texte de l'écrivain Marc Levy sur une chanson de Tina Arena...

Je n'aime pas trop lire d'habitude, mais, là, j'ai adoré. C'est très facile à comprendre, j'aime son style. Je l'ai rencontré, il a accepté d'essayer d'écrire sur la musique, et voilà. C'est très beau...

 

Dans « J'en ai assez », vous dites que vous vous sentez manipulée, que vous en avez assez qu'on se glisse dans vos affaires...

On a plein de raisons d'être énervée. Là, j'ai pensé à ces paparazzi qui ne cessent de me poursuivre. Je pousse une gueulante, voilà. J'en ai marre qu'ils soient en permanence en face de chez moi ou au coin de la rue, qu'ils aillent jusqu'à me bousculer, à devenir violents. Bon, je ne suis pas la première ni la dernière. Mais ça m'a choquée, je ne savais pas que ce serait si dur. Et puis, je ne veux pas voir publier la photo de mon bébé. On a tous droit à une vie privée.

 

« Celle que tu vois » parle de cette image sur papier glacé qui n'est pas vous. On ne parle pas ici de photos volées mais posées. Peu de chanteuses françaises ont eu autant de couvertures de magazines. Là, c'est vous la responsable, qui acceptez de jouer sur le côté bimbo, avec des photos très sexy...

Il y a eu un moment où ça devenait trop lisse. Ça ne devenait plus moi. J'ai peut-être trop souvent dit oui quand je n'avais pas autour de moi les personnes qu'il fallait. C'est pour ça que j'ai changé de manager. J'ai commis des erreurs dont j'ai tiré des leçons. L'image prenait un peu trop le pas sur la musique, c'est vrai.

 

La promotion de ce disque passera-t-elle par Fogiel et Ardisson ?

Ils me le demandent toutes les semaines, mais je n'ai pas trop envie pour l'instant. Je n'éprouve pas le besoin d'aller à des émissions qui aborderont des choses dont je n'ai pas envie de parler. Je ne m'en sens pas capable. Je suis encore plus sensible qu'avant... Je serais plus desservie que servie par ces émissions.

 

Les quidams veulent devenir des stars, et les stars ne veulent pas l'être...

Mon objectif n'était pas de devenir chanteuse, mais de gagner ma vie en chantant dans les restaurants ou les cafés. La Star Academy m'a propulsée, mais je ne suis pas une star, loin de là. Je suis plus populaire que certaines, c'est tout. Une star est quelqu'un qui a fait toutes ses preuves. C'est Johnny Hallyday, c'est Stevie Wonder, c'est James Brown, c'est Prince...

 

Aux concerts, on s'est rendu compte que votre public était très jeune. Le nouveau défi est-il de convaincre les adultes, comme le permettait le duo très stratégique avec Johnny Hallyday lors des concerts de ses 60 ans ?

C'est vrai que ce duo m'a exposée à un autre public que le mien. Mais ce n'est pas un but. Je fais ce que j'aime, je n'ai pas envie de choses trop noires pour atteindre un certain public. J'adore les enfants et je suis ravie d'en avoir face à moi aux concerts. Plus j'en ai et plus je suis heureuse. Donc, tout va bien.

 

THIERRY COLJON

 


 

Le Parisien du 24/05/04 - Jenifer Le Passage

 

INTERPRÈTE de tubes légers comme « Au soleil », Jenifer est devenue en peu de temps une des rares chanteuses issue de la téléréalité à tirer son épingle du jeu. Au tournant du deuxième album, elle s'est entourée d'auteurs-compositeurs comme Calogero (« Ma révolution »), le groupe Kyo (« le Souvenir de ce jour ») ou encore l'Australienne Tina Arena, tout en affirmant son ancrage pop-rock. L'ensemble est plutôt aguicheur même si l'on aimerait, parfois, plus d'aspérités dans ces sages chansons.

 

par S.C.

 


 

Dhnet.be du 22/05/04 - Un zeste d'Axelle Red

 

Passage à un son plus rock

BRUXELLES «Ce deuxième album est la continuité du premier, mais il est plus affirmé, de meilleure humeur, moins noir au niveau des textes et beaucoup plus frais. Et puis il a davantage été pensé dans l'optique de la scène.»

 

En offrant à ses fans des morceaux énergiques et plus rock, Jenifer ne le dira pas explicitement mais elle tient à monter dans un train déjà occupé par Avril Lavigne et, en France, par cette autre staracadémycienne qu'est Emma Daumas.

 

A l'autopsie, nous voilà donc dans un album moins consensuel et plus complexe que le premier (il faut pas mal d'écoutes pour entrer dedans) et dont le single-éclaireur, Ma Révolution, interpelle d'abord par son côté acoustico-rock original.

 

Sur C'est de l'or, dédié à son bout de chou Aaron, la chanteuse revient à la tendresse à laquelle elle nous avait initialement habitués. Sur une musique très simple cocomposée par Calogero. C'est son morceau préféré avec Ose, plage suivante beaucoup plus guitares et dérouillage. Maxim Nucci s'est collé à la musique de cette vraie surprise, dont on se dit qu'elle prendra la plus belle des ampleurs en concert.

 

Sur le second titre du duo Karlegard, J'en ai assez, Jeni se lâche comme jamais. La voix au bord de la brisure dans le refrain. Décapant. Un single potentiel qui risque d'en dérouter plus d'un. Autre tube en puissance, Comme un yoyo semble d'abord assez anodin mais on se rend vite compte que c'est de la dynamite. Une tornade de jeunesse qui tourne autour de la notion d'ivresse. «Quand on s'éclate, qu'on danse, qu'on s'éclate », ajoute Jenifer.

 

Plage titulaire de l'album, Le passage («de la femme-enfant à la femme-maman») résume avec une force douce l'état de plénitude où Jenifer se trouve actuellement. Le texte, peaufiné («je n'étais pas sage mais voilà qu'il faut faire le passage à l'âge adulte, avec ses luttes»), a été écrit par un tout jeune auteur, coup de foudre de Jenifer. Bonne énergie encore sur Pas celle que tu vois et arrêt obligatoire, enfin, sur Chou Boup. Un tempo à la Axelle Red époque Kennedy Boulevard (violons seventies, donc!) conçu par Jenifer et Maxim dans l'intimité de leur chez- eux. Sympa comme tout et bubble-gum.

 

Les dernières minutes du disque sont consacrées à ce rapport privilégié entre l'artiste et son public... De vous à moi.

Bref, il y a de quoi faire, sur cet album. De quoi se trémousser et s'émouvoir. Avec, vous l'aurez compris, une prise de risque qu'on aurait tort de ne pas saluer...

 


 

La Dernière heure du 22/05/04 - «J'ai dormi dans la rue»

La victoire, le succès, l'amour et un bébé : mais la plénitude n'est pas arrivée tout de suite pour Jenifer

BRUXELLES Même pas 22 ans et déjà tout ça! Sur son deuxième album (Le passage), Jenifer Bartoli, la première gagnante de Starac' (et de beaucoup notre préférée!) crie son bonheur d'avoir trouvé l'homme de sa vie et fait avec lui le plus radieux bébé du monde. Un petit Aaron qui soufflera une demi-bougie le 5 juin. Quand nous l'avons retrouvée pour qu'elle évoque avec nous ce nouvel opus, la brunette Made in Nice était exténuée mais toujours aussi cool. Modeste et très polie. Mais pas lisse pour autant. « Pas celle que tu crois, l'une des chansons de mon album, évoque la fausse image que des journaux avaient renvoyée de moi, celle d'une fille fleur bleue et naïve. Adjectif que j'assimile personnellement à niaise. Moi, je suis tout sauf ça. J'ai du tempérament, je donne mon avis. Je ne dis pas oui à tout et suis capable de m'énerver.»

 

Sur son single Ma révolution, déclaration tressaillante à son Maxim Nucci (musicien et comédien bientôt à l'affiche du film Alive, avec Richard Anconina, NdlR), elle dit «pour toi j'ai soulevé un amour de géant, j'ai fait ma guerre, marqué la terre, je me suis battue». On veut savoir s'il est bien vrai qu'avant Aaron, Maxim et elle s'étaient momentanément séparés et si, comme ce texte semble l'indiquer, c'est elle qui s'est démenée pour le récupérer. «Non, cette rumeur, c'était n'importe quoi... En parlant de ma guerre, je fais allusion à tout ce que j'ai déjà traversé. Et qui me donne l'impression d'être plus vieille que mon âge. A 16 ans, j'ai quitté une famille qui s'était sacrifiée pour moi, je suis montée à Paris, j'ai chanté dans des bistrots, j'ai dormi dans la rue, bref j'ai connu la galère. Starac'est tombé au bon moment.»

 

Une fois sortie de l'émission de téléréalité de TF 1, c'est à un autre combat qu'elle doit se livrer. Celui de la médiatisation extrême. «Quand je chante J'en ai assez, je pourrais m'adresser aux paparazzi. Ils m'ont blessée très fort. Je ne veux pas jouer les victimes mais, pendant un an, j'ai été traquée non-stop en bas de chez moi. Et, encore récemment, à notre sortie de chez le pédiatre, avec le bébé, ils n'ont pas hésité à être violents, nous poussant pour avoir une photo. Et ça avec le sourire... Si je fais des procès? Sans arrêt. Mais je ne gagne pas d'argent parce que les démarches en justice et les avocats sont très coûteux.»

 

Si elle reconnaît avoir eu une chance folle de sortir haut la main de l'aventure Starac' (et d'être encore là aujourd'hui), Jenifer a conscience de l'aspect terriblement cruel de ce jeu. Surtout quand elle pense à notre Mario. «Je suis gênée par rapport à lui parce qu'il n'y a aucune raison que j'en sois arrivée où je suis et lui non. Si je suis restée en contact avec les copains du château? Je n'arrête pas de leur laisser des messages mais eux mettent du temps à me rappeler (rire). Olivia (Ruiz, NdlR) nage en plein bonheur, elle a rencontré les gens avec qui elle voulait travailler et elle fait sa sauce dans son coin. Musicalement, je suis plus accessible qu'elle...»

 

A propos de celles qui lui ont succédé sur le trône Starac', Jenifer a ces mots: «Artistiquement, je ne me sens absolument pas proche d'elles, mais je les respecte. Chacune a son charme. Nolwenn est touchante et intrigante et Elodie me fait beaucoup rire. Elle est très belle des champs comme elle le dit elle-même, nature et spontanée.»

 

Non seulement saturé, le marché du disque est atteint, comme on le sait, du virus téléchargement. Jenifer nous avoue avoir déjà téléchargé. Mais une seule fois! «C'était il y a longtemps, j'ai copié un titre de Stevie Wonder que je ne parvenais pas à trouver et dont le vinyle était trop cher pour moi.» Fans, si vous ne voulez pas que Jenifer passe à la trappe, ne faites pas ça avec Le passage...

 

Propos recueillis par Jean-Philippe Darquenne