Articles de presse & communiqué Mars 2017 (extraits)

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Communiqué de Jenifer du 08/03/2017

Source : Facebook Officiel de Jenifer

 


 

La DH.be du 06/03/2017 - Le paradis belge de Jenifer

 

 La chanteuse, toute en sensualité et énergie, à fait vivre un beau moment au Cirque royal.

 

 Son Paradis secret (titre de son excellent, peut-être le meilleur, dernier album) , Jenifer l'a partagé, pas timide du tout, dimanche soir, sur la scène du Cirque royal. Un moment que la belle se réjouissait de vivre, comme elle nous le confiait dans nos colonnes samedi. En sortant de scène, galvanisée par la foule et très émue à en entendre ses derniers mots au public, cette "amoureuse de Bruxelles" n'a certainement pas regretté le voyage. Dans ses valises, un répertoire tellement riche de tubes (inoubliable Au soleil et autres Je danse, Si c'est une île ou encore Donne-moi le temps) qu'on en aurait presque oublié certains.

 

 Jenifer joue sur scène l'intégralité de son personnel Paradis secret, aux accents funky-soul classieux inspirés des années 70 (superbe Tout devient possible en rappel), et se déhanche, mini short - waw quelles jambes! - et chemise ample, avec sensualité et énergie. La petite Jen de la Star Ac', sexy sans en faire trop, la voix bien en place, a vraiment grandi, musicalement (avec Da Silva sur les récents titres) ...même si son J'attends l'amour retentit toujours avec autant de force, 16 ans plus tard!

 


 

L'Aisnes Nouvelle du 05/03/2017 - Le public du Splendid conquis par Jenifer et son Paradis secret

 

 Samedi, sur la scène du Splendid, Jenifer a interprété, entre autres, plusieurs chansons de son nouvel album, Paradis secret, qu’elle a interprété sur scène samedi au Splendid.

 

 Accompagnée de son orchestre, Jenifer a poussé sa voix à l’extrême, ce qui a transporté le public du Splendid. « Nous avons passé un agréable moment en famille, je ne m’attendais pas à ça » souligne Guillaume, la quarantaine. Quant à Anissa, 11 ans, c’est une fan absolue : « Je l’adore, c’est la meilleure. »

 « Une artiste très naturelle, proche de son public »

 

 Paradis secret laisse de côté l’électro pour revenir à l’organique et au son pop-rock que Jenifer adore partager avec le compositeur Da Silva depuis cinq années.

 

 Régulièrement, le public était invité par la chanteuse à se lever ou s’approcher de la scène. Pour Roger, 65 ans, « c’est une artiste très naturelle, proche de son public et pleine d’entrain. Mes petits-enfants et moi-même avons adoré. »

 

 Ce dernier album met l’accent sur la mélodie (facile à mémoriser pour la plupart des chansons), sur l’arrangement (souvent orchestral, avec de nombreux instruments) ainsi que sur la voix et la personnalité de la chanteuse

 


 

La DH.be du 04/03/2017 - Jenifer : "Je suis amoureuse de Bruxelles"

 

 La belle Jen revient chez nous sur scène. C’est peut-être la Belgique, son Paradis secret… Interview exclusive

 

 Entre Jenifer et la Belgique, c’est une grande histoire d’amour. Et ce n’est pas dit avec légèreté ou une quelconque flatterie. "On a un lien à jamais avec la Belgique ! Je suis amoureuse de Bruxelles, inconditionnellement, s’enthousiasme Jenifer, au bout de fil, à quelques heures de fouler une nouvelle fois le sol belge. J’adore retourner à l’ICP (le fameux studio d’Ixelles où elle a concoté son dernier - et excellent - album, Paradis secret, NdlR) dès que j’en ai l’occasion. Le luxe absolu, nous glisse-t-elle encore, c’est de pouvoir jouer au Cirque royal !" La chanteuse y sera ce dimanche. Et y retrouvera aussi ses "amies comédiennes belges" (Tania Garbarski et Stéphanie Crayencour, avec lesquelles elle a tourné le film Faut pas lui dire !, NdlR) . "C’est génial, elles vont venir me voir en concert !"

 

 Si le travail amène beaucoup Jenifer par chez nous, elle avoue passer aussi des week-ends "pour le plaisir à Bruxelles. Pour voir des amis, chiner. J’aime bien le quartier du Jeu de Balles, les friperies, les brocantes. Ça fait quelques années maintenant ! Oui, oui, je commence à bien connaître". Sa voix est douce, gaie. Le bonheur de remonter sur scène est là, après 15 ans de carrière et avec un trac des premiers jours. Même pis. "Plus j’avance, plus je l’ai ! Rien n’est jamais acquis finalement. Quand on attaque une tournée, on a une certaine appréhension, une grande excitation. J’ai une super-équipe qui me porte chaque jour… Ça m’aide à vaincre ce fameux trac." Etre entourée par une équipe de confiance (notamment Manu Da Silva et Frédéric Fortuny), c’est essentiel pour elle. Avant d’entrer en scène, Jen tient à "s’isoler le moins possible. Et prendre un peu de bon temps avec mon entourage", nous dit-elle même.

 

 Mais si la belle a l’esprit d’équipe, elle aime aussi la solitude. "J’ai des moments où je peux être extrêmement casanière. Faire des balades seule, c’est un peu mon truc. Mais j’ai besoin de retrouver les gens aussi. Avoir le choix, c’est le luxe suprême ! […] La n otion de groupe a toujours été présente chez moi, j’en ai besoin, sinon je ne pourrais pas. Après, je livre sur scène certains de mes sentiments les plus profonds, les plus sombres et les plus gais. C’est une certaine mise à nu quand on monte sur scène." La petite fiancée de la France a grandi sous nos yeux, en 15 ans et des tubes à la pelle. Chers au cœur de Jenifer. "On les revisite sur scène, sans trahir ce qu’ils étaient profondément. Je ne les renierai jamais ! Ils font partie de moi."

 

 Vous faites aussi du cinéma (le film d’animation, auquel elle prête sa voix, Tous en scène, enregistre 3 millions d’entrées en France, NdlR). Qu’allez-vous chercher au cinéma que vous n’avez pas en chantant ?

 

 "Des personnages loin de ce que je peux être. C’est ça qui m’aide aussi à être vivante ! C’est très plaisant de s’abandonner et d’être quelqu’un d’autre. Et c’est reposant. Psychologiquement, ça fait du bien de juste se mettre de côté. D’oublier, un moment, les aléas de nos quotidiens respectifs. C’est un peu le pouvoir de la musique aussi."

 

 Réfléchissez-vous en termes de carrière ?

 

 "Non. Je suis mon instinct. Je ne me projette jamais bien loin. C’est mieux je pense. C’est ma manière à moi de me protéger. Et de choisir aussi d’avoir une vie à côté. C’est tout aussi intéressant !" (sourire)

 

 Et si vous n’aviez pas remporté la Star Ac’? Vous êtes-vous déjà posé cette question ?

 

 "Je ne sais pas… (rires) peut-être que j’aurais enfilé des perles dans un magasin, comme j’aimais bien les travaux manuels, j’aurais fabriqué des bijoux fantaisie… Je dis n’importe quoi mais c’est un peu ça l’histoire. J’aurais peut-être chanté dans des restaurants, ça m’aurait peut-être fatiguée ! J’aurais peut-être repris les études pour tenter d’être médecin sans frontière parce que j’aime découvrir de nouveaux horizons et j’aime les gens, profondément. Me sentir utile quelque part, en France ou en Belgique. Tiens, j’aurais peut-être monté mon camion à Bruxelles pour servir des gaufres fabuleuses ! (sourires) Je ne sais pas… Mais je n’aurais pas aimé être dans une routine, j’en aurais eu peur."

 

 Les Enfoirés : "Jean-Jacques est quand même là"

 

 Quand Jenifer dit qu’elle aime profondément les gens, ce n’est pas une phrase en l’air. Marraine de l’association Le refuge, qui vient en aide aux jeunes victimes d’homophobie dans leur foyer - "en tant que maman, juste renier son enfant parce qu’il aime quelqu’un du même s**e… c’est totalement pathétique !" -, la chanteuse prend son rôle très à cœur, mais avec discrétion. "Je sers uniquement de vitrine, ce sont les bénévoles qui sont à applaudir" , nous dit-elle. Comme pour les Restos du cœur et le spectacle annuel des Enfoirés - le dernier a été diffusé hier soir sur TF1 -, dont Jenifer est devenue l’une des plus fidèles artistes. "On bloque ces dates. On arrête 10 jours pour les Restos du cœur, pour partager avec les gens ce spectacle, avec un jour et demi de répèt ! (rires) Ici aussi il y a la notion d’équipe. Véronique Colucci se démène pour que les restos perdurent. On n’est pas content que ça existe encore mais en même temps on est content de se retrouver pour faire un joli spectacle ! C’est un peu contradictoire mais c’est ça l’histoire…" Une histoire qui continue sans Jean-Jacques Goldman. Du moins physiquement, nous dit Jen : "On le sentait présent. Je pense qu’il est quand même là, même si c’est dans l’ombre. C’est comme Coluche, ce sont des piliers. On ne peut pas faire comme s’ils n’étaient pas là."

 


 

L'Aisnes Nouvelle du 04/03/2017 - Jenifer poursuit son «moment d’évasion» à Saint-Quentin

 

 Pour faire découvrir son Paradis secret au public axonais, Jenifer est de passage au Splendid de Saint-Quentin samedi soir.

 

 Il y a quinze ans, la France découvrait Jenifer. Depuis, l’interprète de « Ma révolution » a multiplié les expériences : coach d’un radiocrochet, comédienne, voix pour des films d’animation, etc.

 

 C’est néanmoins son premier amour, la musique, qui l’amène à poser ses valises au Splendid de Saint-Quentin, samedi soir, dans le cadre de sa tournée Paradis secret, son dernier album.

 Comment vivez-vous ce retour comme simple chanteuse ?

 

 « Ça faisait trois ans que je n’étais pas remontée sur scène donc c’est un réel plaisir. C’est de vraies retrouvailles avec le public. Cette tournée est l’occasion de retrouver des visages avec lesquels j’ai grandi, d’en rencontrer des nouveaux, de partager un moment d’évasion. C’est une chance absolue.

 

 Je suis la plus heureuse car je peux vivre ces échanges intenses sur scène, cette magie, en laissant avec le public de côté les aléas de nos quotidiens. C’est simple, sincère. Cela fait un bien fou. »

 Après trois semaines de concerts, comment se passe ce retour sur scène ?

 

 « Avec le trac. J’ai de plus en plus d’appréhensions. C’est que j’ai peur de ne pas réussir à faire en sorte que les gens repartent heureux. Mon but, avec mes musiciens, c’est le moment d’évasion. J’ai ce trac de ne pas satisfaire la personne qui a acheté son billet.

 

 Puis il y a également une certaine mise à nue quand on monte sur scène, on raconte des histoires qui nous tiennent à cœur. C’est un moment de partage sur des sentiments profonds. J’appréhende toujours un petit peu. »

 À quoi peut s’attendre le public pour ce concert axonais en termes de show, de chansons ?

 

 « J’ai revisité quelques-unes des chansons de mon ancien répertoire. Ça fait sept albums maintenant et j’avais envie de piocher dans mes autres registres. Emmanuel Da Silva et Frédéric Fortuny, qui m’ont aidé à la composition et aux textes de Paradis secret, sont avec moi. C’est un réel plaisir de se retrouver avec des musiciens qui ont participé à l’album, avec lesquels je l’ai construit et en même temps, de pouvoir revisiter des anciens titres pour les faire redécouvrir ou parfois découvrir.

 

 C’est l’occasion de faire un clin d’œil à tout cela avec de super bons musiciens et de belles lumières. La musique est un peu plus pop rock que d’habitude mais c’est très authentique. Tout le monde est très concerné par son rôle. Il y a un vrai partage, une certaine homogénéité dans la salle. »

 L’amour est un thème récurrent dans votre septième album. C’est cela votre paradis secret ?

 

 « Oui, c’est mon moteur. J’ai tenté d’avoir des autres thèmes mais il revient chaque fois sur le tapis. Quand j’écris des chansons, quand je compose, quand je parle, quand on étale nos quotidiens avec les musiciens, c’est souvent le thème le plus fédérateur, qui revient en permanence.

 

 Dans la vie de tous les jours, je suis témoin d’histoires, du récit de proches… l’amour est le thème le plus récurrent et je me suis dit que j’allais continuer à partager cela avec le public. »

 « Au fond de moi, il y a des vagues, des tempêtes, des orages, des folles aventures », ces paroles de « Sans penser à demain » évoquent-elles que cet amour est toujours excessif ?

 

 « Ce n’est pas un hasard. Je suis comme ça. Mais ce passage évoque également énormément de liberté. La liberté d’expression, la liberté de vivre et d’assumer des choix, des doutes, et des costumes qu’on a envie d’enfiler selon nos humeurs. C’est tout cela mon Paradis secret. »

 Vous étiez à l’affiche du film « Faut pas lui dire », début janvier. Après « Les Francis », votre filmographie s’étoffe. Doit-on y voir un intérêt particulier pour la comédie ?

 

 « La comédie m’intéresse énormément, de plus en plus j’avoue. Ça m’attire depuis petite. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si je suis chanteuse. Le fait de jouer sur scène, avec des costumes, des textes, des sonorités et des directions musicales différentes sur mes albums…

 

 Puis j’ai passé deux tournages hyperintéressants. J’ai toujours cette soif d’apprendre en permanence, à travers les nouveaux défis que je me lance. C’est comme ça que je me suis construit. J’adore la remise à zéro. »

 Quels sont d’ailleurs vos prochains projets cinématographiques ?

 

 « Là, rien n’est encore fait. C’est en train de se concrétiser. Le cinéma c’est un peu aléatoire, enfin c’est comme la musique. Le temps que le film se monte, on n’a jamais vraiment de dates. Mais c’est dans mes projets. Il y aura normalement deux rôles : l’un plutôt dans la comédie et l’autre dramatique. »

 

 Jenifer est à 20 heures au Splendid de Saint-Quentin. Le concert est complet.

 


 

La Voix Du Nord du 03/03/2017 - Jenifer, une idole amoureuse qui ne cesse de chanter ses passions

 

 Révélée par l’émission « Star Academy » en 2002, Jenifer n’a rien perdu de son aura délurée. Jeudi 2 mars, à Sceneo, elle est venue pour satisfaire un public tout acquis à sa cause. Un exercice dont s’est acquittée aisément la jeune femme symbole.

 

 Jenifer à l’aise et naturelle, sur la scène longuenessoise.

 

 Paradis secret, le septième album de Jenifer, fruit de ses rencontres, exprime les sentiments d’une artiste libre qui fait la part belle à l’amour. C’est incontestablement sa marque de fabrique.

 

 Jeudi soir, la chanteuse apparaît sur scène dans une tunique blanche flottante, qui se découpe largement à l’avant, sur un short noir. Ce qui confère grâce et légèreté à sa plastique avantageuse. Elle démarre avec Aujourd’hui pour dire « Je pense encore à toi ». Très à l’aise et naturelle, elle se déhanche au rythme des Jours électriques. Les fans ont déjà rejoint les bords de scène avec des ballons.

 

 Elle apparaît dans une tunique flottante qui se découpe largement à l’avant sur un short noir

 

 Après Lille la veille, elle se dit ravie d’être à Saint-Omer. « C’est de l’or, comme l’amour qui me dévore » précède un son de cloche qui annonce son dernier titre, Paradis secret. Elle balance bien, avec ce passage : « Dans ton lit, j’ai connu le vertige et la fièvre » qui sera repris par le public.

 

 Après un rock dansant, elle évoque son intimité avec la Corse. Dans cette langue, elle égrène une jolie mélodie, assise sous un faisceau de lumière orangée. Elle reprend sa vigueur à la batterie avec Au soleil et Ma révélation.

 

 Gourmandise

 

 Elle crie à nouveau son amour, « Je ne veux pas mourir dans tes yeux ». Pour transmettre son envie de croquer la vie à belles dents, elle reprend Je danse. Et pour afficher sa gourmandise, « Au fond de moi, il y a des hommes ». Elle souhaite revenir à ses débuts pour annoncer la fin du concert avec Donne moi le temps.

 

 L’amour, toujours l’amour

 

 Mais on la rappelle pour une vingtième chanson tirée de son dernier album. Une pépite sur fond de musique space et profonde. « La nuit, je ferme les yeux, tout devient possible. » Elle ajoutera « ça nous rend fort d’être amoureux » et pour enfoncer le clou, J’attends l’amour. C’est d’ailleurs ce qu’elle souhaite à tous avant de se retirer : l’amour, toujours l’amour…

 


 

Le Mensuel du 01/03/2017 - Jenifer en interview

 

 Alors qu’une quinzaine d’années, dans le registre de l’adolescence, fait plutôt penser à l’âge ingrat, celle de la jeune artiste que nous découvrions à l’époque dans la toute première édition de la Star Academy, rimerait plutôt avec un état de grâce… Jamais lassée, toujours aussi curieuse et passionnée, Jenifer – qui a su ne pas s’enfermer dans un effet de mode – semble ne céder qu’à ses envies et ses inspirations depuis ses débuts. De retour sur scène avec les morceaux de son dernier album Paradis secret, la belle méditerranéenne chante évidemment l’amour mais en osant le faire sur tous les tons. Car si l’esthétisme quelque peu vintage de ce dernier opus rappelle résolument les années 60 / 70, l’éclectisme musical quant à lui fait de folk, de pop, de funk, de rock, de soul, de puissance, de liberté et de tendresse, surprend et déroute tout autant qu’il séduit par son unité et la sincérité de sa proposition…

 

Morgane Las Dit Peisson : Votre tournée va passer par Nice…

 

 Jenifer : J’ai toujours un énorme pincement au cœur quand je viens jouer à Nice parce que c’est là que je suis née et que j’ai grandi alors ça me rappelle évidemment énormément de souvenirs d’enfance et d’adolescence. Et puis, j’ai toute une partie de ma famille qui va venir au concert et ça aussi, ça ajoute une saveur toute particulière. Toutes les dates d’une tournée sont importantes mais ce serait mentir que de dire que Nice n’a rien de spécial.

 

 On finit par reconnaître des gens dans la salle après une quinzaine d’années de carrière ?

 

 On reconnaît des visages et des sourires à force de tourner un peu partout en France et sincèrement, c’est bon de retrouver les gens dans le public, de voir qu’eux aussi ont grandi, changé, peut-être un peu vieilli (rires) mais c’est magique également d’en découvrir de nouveaux ! Avoir pu évoluer avec une partie d’entre eux, c’est, je crois, la plus belle des récompenses qu’on pouvait me faire…

 

 L’air de rien ces 15 ans sont passés très vite…

 

 Le temps défile c’est impressionnant ! On me le disait quand j’étais petite et bien sûr, comme tous les gamins, je ne m’en rendais pas compte mais en grandissant, j’ai compris ce que ça voulait dire ! (rires) Ça passe horriblement vite et je crois que ça s’est accentué avec l’arrivée de mes enfants. Tout va vite, la vie va vite et certainement encore plus aujourd’hui qu’il y a quelques décennies. C’est pour ça qu’il faut essayer de comprendre l’importance de prendre le temps de vivre et d’apprécier même les plus petites choses surtout dans ce monde qui va si mal… Personnellement, je sais que je suis une privilégiée et que j’ai une chance incroyable de pouvoir vivre de ma passion, alors je savoure chaque seconde qui passe.

 

 15 années d’une carrière bien remplie…

 

 Oui je n’aurais jamais osé imaginer tout ça il y a 15 ans ! (rires) J’ai vécu plein d’aventures complètement dingues, fait énormément de découvertes dans la musique et dans la comédie aussi. Je me suis toujours construite en fonction des rencontres que j’ai pu faire et c’est ça qui m’a aidé à grandir, à aller au bout de mes idées et de mes envies, voire même bien plus loin… Tous ces gens que j’ai croisés sur ma route m’ont donné cette chance là. Sans eux, je ne serais pas grand chose et sans le public, je ne serais rien du tout, j’en ai vraiment conscience. Ces personnes qui ont jalonné ces 15 années de vie m’ont vraiment aidée à grandir et surtout à me trouver…

 

15 ans en étant connue mais vous avez chanté quasiment dès la naissance ! À 10 ans, vous précédiez C. Jérôme sur scène ?

 

 Honnêtement, c’était une première partie de première partie ! (rires) Vous savez en Corse, dans mon village, tout le monde se connait et je crois que j’amusais les adultes quand je tournais autour des musiciens lors des bals pour essayer de chanter avec eux ! (rires) Il se trouve que C. Jérôme est venu se produire au village – ce qui était un évènement – alors j’ai tenté ma chance en demandant la permission à Ange – le patron – et il m’a laissée chanter avant la première partie. Ce soir là, j’ai eu un trac monstre car il y avait trop de potes et de famille, c’était terrifiant ! Enfant, je ne chantais pas pour partager quelque chose mais juste égoïstement, pour mon plaisir à moi – ce qui est finalement normal quand on est petit – mais ma famille m’a un peu poussée à suivre cette voie car elle savait que même si ça se passsait bien à l’école, je m’y ennuyais profondément !

 

Comment arriver à vaincre ce trac chaque soir ?

 

 Je crois qu’on arrive, non pas à le vaincre, mais à le supporter avant de monter sur scène car on sait pertinemment qu’une fois qu’on y sera, ce sera magique ! Quand j’y suis, je me sens portée car je ne m’y sens jamais seule grâce à mes musiciens, aux techniciens et au public bien sûr qui, comme moi, a besoin d’évasion. J’ai la sensation qu’à chaque concert, ça nous permet de créer une bulle unique, rien qu’à nous, le temps d’une soirée. Je sais que je ne me suis pas trompée de voie car, bien que ça fasse ça depuis des années, j’ai toujours le cœur qui bat la chamade ! Je suis continuellement excitée à l’idée de pouvoir échanger avec le public et qu’on s’offre, ensemble, un véritable moment de distraction. C’est, je crois aujourd’hui, ce côté-là qui me plait le plus quand je suis sur scène… M’éclater en musique, oublier et faire oublier tous les aléas du quotidien, c’est fantastique ! Quels que soient les soucis, qu’ils soient petits ou gros, on est tous là pour la même chose et c’est ce lien là, super fort, qui permet de faire abstraction de tout le reste. Je m’aperçois au fil des années, que j’ai vraiment besoin de ces rapports humains car même si j’ai évidemment besoin de me préparer avant de monter sur scène, j’évite soigneusement de m’isoler tant pour me rassurer que pour éviter de prendre tout ça trop au sérieux…

 

 Faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux…

 

 Absolument, c’est à mes yeux quelque chose de primordial. Je ne veux absolument pas intellectualiser la scène car même si ça exige un gros travail de préparation, il est essentiel qu’il y reste quelque chose d’instinctif. Comme dans la création d’ailleurs… Que ce soit dans les phases d’écriture ou de composition, il faut travailler avec sincérité même quand parfois ça fait mal de livrer ses mots et ses sentiments les plus personnels. C’est en étant spontané et honnête que l’on peut espérer toucher les gens, créer quelque chose de fédérateur et ainsi, ne plus être centré sur soi.

 

Aller sur scène, c’est assumer tout ce que l’on a écrit en se mettant complètement à nu…

 

 C’est exactement ça et c’est ce qui est le plus fascinant dans ce métier car en passant de l’ombre d’un studio à l’exposition de la scène, on dévoile nos pensées les plus secrètes. Le fond reste toujours intime et c’est « l’habillage musical » qui, en changeant régulièrement, permet de me livrer plus facilement. J’ai eu des sonorités très différentes sur chacun de mes albums parce que je suis très curieuse et épicurienne dans ma vie de tous les jours et c’est vrai que quand je me retrouve sur scène, c’est un peu plus facile d’enfiler un costume différent à chaque fois pour ne pas avoir trop l’impression de tout dire de moi…

 

Des créations intimes mais pas solitaires…

 

 En effet, je n’ai pas fait mon album Paradis secret toute seule, je l’ai conçu avec Frédéric Fortuny et Emmanuel Da Silva, un ami qui m’accompagne également sur scène. Je l’admire et l’aime énormément alors c’est extraordinaire pour moi de l’avoir à mes côtés. Tous les musiciens qui sont sur la tournée sont d’ailleurs ceux qui ont joué sur l’album et c’était important pour moi. qu’ils aient vraiment de la place. On a fait de la musique ensemble pendant un an et demi et, en partant ensemble sur les routes, on retrouve réellement une dynamique de groupe, c’est quelque chose de magnifique !

 

 Bien que la communication se fasse sur un seul nom, il y a toute une équipe…

 

 Exactement ! Avec moi, j’ai des super musiciens, des rockeurs qui ont tourné avec Johnny Halliday alors c’est le confort absolu ! J’en ai toujours eu de très bons mais ceux-là ayant participé à l’élaboration de l’album, ils se sentent encore plus concernés par ce qu’on donne au public chaque soir et c’est génial ! Avant d’enregistrer, on leur a envoyé des maquettes et sincèrement, ils avaient le choix d’accepter comme de refuser car ils ne courent pas après le cachet alors les avoir eu sur l’album – et désormais sur la tournée – prouve qu’ils avaient envie de s’investir autant que moi…

 

 Paradis secret sonne très sixties, seventies et est d’une très grande richesse instrumentale avec des synthés, des cordes, des cuivres bien que la voix soit beaucoup plus présente et nuancée…

 

 C’est vrai que je me suis énormément amusée avec ma voix ! On a commencé à faire l’album dans une chambre comme des adolescents, sans aucun calcul. Et puis, surtout, je ne voulais pas faire un album « de plus », j’avais juiste envie de proposer des choses… On l’a conçu très naturellement, presque sans se rendre compte que ça allait devenir un disque comme on l’aurait fait avec un premier. Frédéric et Emmanuel m’ont énormément encouragée à laisser de l’espace aux mots et à chanter comme je le sentais en m’adaptant à la musique qu’il y avait autour de moi. Paradis secret m’a réellement permis de chanter différemment et de façon extrêmement malléable. Je n’avais jamais chanté comme ça auparavant…

 

La voix est mise en valeur mais ne « bouffe » pas la musique…

 

 C’était très important pour moi. Dès le départ, on était tout le temps derrière le mixeur, on voulait que rien ne soit aseptisé, que tout soit perceptible et surtout que tous les participants – dont la chanteuse – aient leur place. Je n’avais pas envie de me mettre plus en avant, l’essentiel était qu’il y ait vraiment un équilibre, une homogénéité. C’est un beau compliment que vous me faites, ça me fait vraiment plaisir car c’est réellement dans cet esprit que Paradis secret est né…

 

Paradis secret parle toujours d’amour mais pas comme avant et pas non plus comme les autres…

 

 Je crois que c’est le thème inépuisable par excellence et pour me renouveler, je n’ai eu finalement qu’à chercher l’inspiration dans mes propres expériences, dans celles vécues par mes amis ou dans mon imaginaire. J’adore écouter les histoires des gens et automatiquement, elles finissent par m’inspirer. Et puis, l’âge aussi joue un rôle important dans l’écriture… On n’a pas les mêmes pensées ni les mêmes aspirations qu’à 19 ans. On grandit, on mûrit, on comprend les choses différemment alors ça permet de ne pas se répéter au fil des années.

 

Il y a une unité un peu vintage dans l’album bien que musicalement, Mourir dans tes yeux et Aujourd’hui n’aient rien à voir…

 

 Il y a, dans cet album, tout l’éclectisme que peut proposer la pop avec du rock, de la folk, de la soul, un peu de funk et de disco et, effectivement, un esthétisme des années 60, 70. Je tenais énormément autant à cette unité qu’à cette variété et ça n’aurait pas été possible si mon équipe n’avait pas entendu mes désirs et mes idées…

 

 Et il y a une richesse et une liberté vocale…

 

 Oui je crois que j’assume davantage ma voix et mes choix quitte à prendre des risques. J’en ai pris un dans cet album car il va à l’encontre du style actuel. C’est toujours délicat quand on s’attaque à ce genre d’esthétisme mais je ne voulais aucune limite ni de son ni de style. Il fallait que j’aille là-dedans pour pouvoir assumer à 100% mon projet et c’est ce que j’ai fait. Quitte à peut-être vendre moins de disques… Mais je tenais à être honnête et intègre avec ce que je proposais.

 

Dans tous les cas, la vente de disques aujourd’hui n’est plus réellement le témoin d’une réussite…

 

 Oui il y a maintenant une facilité d’accès à la musique qui est – pour ceux qui ont connu autre chose – aussi perturbante qu’extraordinaire. Moi-même j’ai des abonnements sur les plateformes de téléchargement légal pour pouvoir découvrir plein d’artistes en tout genre mais même si ça propose une immense ouverture sur la création, je trouve ça malheureux de voir mourir le disque… J’adore l’objet en soi, j’adore acheter des albums et je ne dois pas être la seule puisque l’on commence à revoir des vinyles ! Et malgré ça, on vient d’apprendre que la Fnac n’allait plus vendre de disques en magasin… Cette nouvelle m’a vraiment choquée…

 

Sur Paradis secret, il y a un très joli morceau en corse, Un surrisu hè natu…

 

 C’est une très belle chanson d’amour écrite par Jean-Philippe Martini. C’est un ami à moi qui chante dans le groupe corse Voce Ventu dont je suis absolument fan ! (rires) Il compose et joue merveilleusement bien de la guitare et un jour, j’ai entendu cette chanson alors je lui ai demandé s’il n’avait pas envie de me l’offrir… (rires) On a fait jouer les cordes par Bruno Bertoli qui est un chef d’orchestre extraordinaire. Ce titre c’est mon clin d’œil à la Corse. Je ne l’avais encore jamais fait alors que, tout comme Nice, cette île est mon berceau et mon refuge.

 

 L’album vous a obligée à mettre The Voice un peu de côté…

 

 J’aurais fait les choses à moitié si j’avais continué The Voice sur cette nouvelle saison et ce n’est pas dans mon habitude ou pire, je l’aurais fait d’une manière très mécanique et franchement, je respecte trop les participants et les téléspectateurs pour prendre ça à la légère. J’ai beau aimer plein de choses, il arrive des moments où il faut faire des choix. J’avais besoin de temps pour la tournée et la promo du film Faut pas lui dire mais surtout pour mes enfants.

 

The Voice permet de « nourrir » les jeunes participants mais pas seulement…

 

 C’est vrai, c’est une expérience géniale à vivre car quand on est derrière eux et qu’on leur propose des titres, qu’on les aide à s’épanouir et à approfondir ce qu’ils font et ce qu’ils sont, qu’on les porte et qu’on les accompagne jusqu’au bout, c’est peut-être une chance pour eux mais il faut reconnaître que c’en est une pour nous aussi, les « coachs ». C’est réellement quelque chose dont on ressort grandi…

 

Vous ne cessez de travailler votre voix au point d’avoir fait de la voxographie pour Tous en scène…

 

 C’est une pure merveille à faire ! J’avais déjà eu l’occasion de prêter ma voix à Maya et pour le coup, c’était un vrai défi car pour lui donner une toute petite voix aiguë, il a fallu que je fasse appel à mes talents de comédienne ! (rires) Pour Tous en scène, ça s’est passé sur deux jours – autant dire que ça a été intense – et je me suis beaucoup amusée. C’est un régal de doubler des dessins animés car ça fait appel au jeu d’acteur, à la justesse de la voix, à la réactivité mais aussi à notre âme d’enfant. Et puis, on apprend énormément en même temps..

 

Du coup on joue aussi physiquement ?

 

 Oui on joue, c’est ce qui est dingue ! On ne peut pas vraiment s’empêcher d’avoir une certaine gestuelle si on veut que la voix soit crédible. Quand on arrive en studio, on a une barre, un casque, un micro, un grand écran cinéma face à nous avec les dessins animés et on doit être synchro avec le texte qui défile. Ce n’est pas le plus évident, c’est un coup à prendre, mais j’ai eu la chance d’avoir énormément de liberté. À la lecture, j’ai trouvé que des mots ne collaient pas et j’ai pu proposer des petites retouches. Il y a eu une vraie notion d’équipe et ça a été un moment très plaisant.

 

Et au cinéma, on vous a retrouvée dans Faut pas lui dire parmi les têtes d’affiche…

 

 Ça aussi, ça a été génial, ça a été une très belle aventure humaine. J’ai rencontré des nanas qui sont des amies aujourd’hui… C’est le premier long-métrage de Solange Cicurel qui est une femme très brillante, une avocate qui défend le droit des femmes et qui est criblée de talent ! Quand elle a songé à moi pour son personnage, je l’ai rencontrée et j’ai complètement craqué sur le personnage ! J’ai ensuite fait la découverte de Camille Chamoux et Tania Garbarsky avec qui je me suis très bien entendue dès la première lecture. Même si on a beaucoup bossé, on s’est marrées pendant un mois et demi de tournage au point d’être contentes de se lever à 6 heures du matin ! Ça ne m’était jamais arrivé ! (rires)

 

Et désormais il y a la tournée qui a débuté il y a quelques jours…

 

 Elle a commencé à Montpellier et dès la première semaine, ça a été intense ! Ça ne fait que monter, prendre de l’ampleur et de la force, j’en suis ravie ! J’appréhendais un peu car ça faisait trois ans que je n’étais pas remontée sur une scène, j’étais ensevelie de doutes, j’avais un peu peur du « qu’en dira t-on » mais maintenant que ça s’est super bien passé, je n’ai plus qu’une envie : continuer ! (rires)

 

 © Propos recueillis par Morgane Las Dit Peisson