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Article du Dhnet.be du 22/12/2008
Jenifer entre kitsch et intimité
Elle a clos ses Prolongations, au Cirque Royal de
Bruxelles
BRUXELLES Jenifer au Cirque Royal ? Surprenant, alors qu'on ne
compte plus les soirs où elle a embrasé le public d'un Forest National bondé.
Ses Prolongations (entamées en octobre), c'était donc avant tout pour se faire
plaisir.
Mission accomplie. Car si son précédent tour de chant
s'assimilait à une grosse cylindrée, celui-ci fait plutôt office de 2CV : plus
de charme, d'intimité et ce petit côté kitsch que la belle nous avait gardé sous
le capot. Ainsi, c'est pieds nus et en simple jean - tee-shirt que Jenifer s'est
emparée de la scène, rendant hommage à la "chaleur belge".
Quelques
titres chaloupés bien remaniés de Lunatique, une reprise des Beatles (Together,
brillamment récupérée), ses grands succès et le tour est joué.
C'est
vite dit, mais difficile de ne pas être séduit face à tant d'enthousiasme. Que
ce soit sur Tourner ma page (malgré un petit oubli) ou sur Comme un hic, sans
aucun lézard et qui aura fait se lever toute la salle.
Interlude amusant
: des Lilloises, très fans (elles accompagnent Jenifer sur quasi toutes ses
dates), ont déposé, entre Donne-moi le temps et Nos futurs, un énorme paquet sur
scène. Comprenant lettres, photos, tee-shirts, un collier hawaïen et un pour...
chien. À l'année prochaine, et, d'après la miss, dans cette même salle. Tant
mieux !
A. C.
Article
Lameuse.be du 19/12/2008
Liège: Jenifer a fait sa révolution au Forum
 Sensuelle et souriante, elle s’est lâchée au Forum
E.Destiné
Un jeans et un tee-shirt blanc: Jenifer n’a pas eu besoin
d’artifices pour séduire les Liégeois, jeudi soir. Sur la scène du Forum, elle a
montré qu’elle n’était plus la jeune fille timide que les téléspectateurs
avaient vu gagner la première Star Ac’, en 2001.
Jenifer se souviendra
de son concert à Liège, ce jeudi. Car elle a bien failli ne pas
arriver…
Ce n’est que quelques dizaines de minutes avant le show que la
chanteuse française a rejoint le Forum: elle avait raté son train et est arrivée
aux Guillemins vers 19 heures.
Dans la salle, le public est varié. Il y a
de jeunes adolescentes, accompagnées de leurs parents. Mais on rencontre aussi
beaucoup de 20-30 ans, qui ont suivi les aventures de la jeune Corse devant leur
petit écran. Ce public-là lui est fidèle, d’autant que l’artiste a su évoluer,
avec eux, dans ses textes et dans ses mélodies.
Sur scène, l’ambiance est
intimiste: des lustres suspendus au-dessus de la scène, des tapis au sol, des
tabourets de bar… Jenifer arrive, sous les applaudissements de son public. Pieds
nus, et avec un style un peu “ bobo ”, elle s’assied et entame “ Lunatique ”, un
titre extrait de son dernier album.
Sensuelle et souriante, elle fait
ensuite le “ Portrait d’une femme heureuse ”, elle qui respire le bonheur. “
Merci pour l’accueil. Et merci d’avoir encore une fois répondu présents. C’est
très beau chez vous, j’adore ce Carré ”, lance-t-elle.
Pendant une heure
trente, Jenifer passe en revue les titres de son dernier opus. Mais elle ne fait
pas l’impasse sur les chansons qui l’ont propulsée en tête des hit-parades: “ Au
soleil ”, “ Je n’emporte rien ”, “ Ma révolution ”, “ Donne-moi le temps ” et “
Serre-moi ”. Des titres qu’elle revisite, souvent à la sauce un peu rock. Et ça,
c’est de l’or!
La belle brune reprend ensuite le tube des Beatles “ Come
together ”. “ Parce qu’on est prétentieux ”, sourit-elle. Défi réussi : le
public est debout, collé à l’avant de la scène.
Jenifer prendra même la
défense de quelques fans, bloqués par un vigile. “ Monsieur, laissez-les passer
s’il vous plait ”. Jenifer, c’est une vraie gentille...
(...). Jenifer a dit au revoir à ses fans, qui lui
brandissaient des “ À demain ”, à Bruxelles pour la clôture de sa tournée
Article
La Voix du Nord du 17/12/2008
Un concert très rock pour Jenifer

Jenifer a semé quelque peu la panique, vendredi, lors de son
passage au casino.
Dès les premières chansons, la sécurité, vite
dépassée, n'a pas pu empêcher les jeunes fans venus en nombre dans la cité
thermale de s'approcher au plus près de leur idole. Pieds nus sur scène
L'artiste, visiblement habituée à ce genre de frénésie, n'a pas paru
effrayée, bien au contraire. C'est une ambiance cool qui régnait ainsi pendant
ce concert au rythme plutôt rock. Arpentant la scène pieds nus, scène sur
laquelle avaient été disposés quelques tapis « pour faire comme chez soi »,
Jenifer a fait son show. Elle a interprété, deux heures durant, beaucoup de
titres de son dernier album, Lunatique, mais également les succès qui lui ont
permis la reconnaissance du public, tels Au soleil ou encore J'attends
l'amour... allant même jusqu'à reprendre une chanson des Beatles, Come together.
Elle communique peu Jenifer bouge beaucoup, mais communique peu avec le
public. Peut-être est-ce un signe de timidité, ou un manque de maturité ? Mais
on lui pardonne vite en la voyant signer quelques autographes à des enfants
montés sur scène. Après un « Merci Saint-Amand d'avoir semé la panique »,
l'artiste s'en va, laissant ses fans des étoiles plein les yeux... • F. D. (CLP)
Article
LaProvince.be du 08/12/2008
Colfontaine: superbe concert de Jenifer
 Un concert intimiste. d.b.
Du talent, de la simplicité, une
voix agréable et de la bonne humeur, voilà comment nous pourrions résumer le
concert à l’Espace Magnum de Colfontaine, samedi soir, qui mettait en scène la
gagnante de la Star Ac 1, Jenifer.
C’est un concert intimiste, avec
en première partie le groupe montois Suarez, qui a charmé les spectateurs samedi
soir à l’Espace Magnum de Colfontaine lors du show de la chanteuse Jenifer.
Accompagnée de seulement quatre musiciens, l’heureuse gagnante de la première
édition de la Star Academy française a misé sur les lumières tamisées, le
tabouret sur scène et une décontraction totale. Après être passée par
l’imposante scène de Forest National, c’est donc devant un auditoire de 1.000
personnes qu’elle a interprété ses plus beaux tubes.
À coup de “ Comme un
hic ”, “ Tourner ma page ” ou “ Si c’est une île ”, elle a présenté son album “
Lunatic ” qui tourne sur les ondes depuis 2007 et qui cartonne toujours
autant.
Pour espérer approcher la chanteuse, certains fans n’ont pas
hésité à faire le pied de grue devant l’entrée des artistes depuis le début de
matinée... en vain. Pas d’autographes et pas de bisous donc, ce qui n’a pas
empêché les plus acharnés d’entre eux de profiter du concert les bras chargés de
fleurs pour leur belle. Pour le plus grand plaisir de Jenifer.
La jeune
femme avait choisi la simplicité, tant dans les décors que dans sa tenue puisque
c’est en jeans qu’elle a entonné ses premières chansons.
Simplicité, un
mot qui revient très souvent chez les fans, lorsqu’on leur demande de décrire
leur chanteuse favorite. C’est donc un concert à l’image de l’artiste qui leur a
été proposé. Elle-même a eu l’occasion de se confier sur le sujet: “ J’adore ce
genre de configuration, j’aime ce genre de petite salle où je peux tous vous
voir ”, a-t-elle confié a son public.
“ Elle est géniale... ”
Et
si l’auditoire était pour le moins discret ce samedi, le public était composé de
mélomanes véritablement accros à la jolie brune.
Article
du Courier Picard du 06/12/2008
ALBERT Jenifer : de la sensualité version rock Photos :
 Chemise
ample à la Janis Joplin qu'elle admire, Jenifer a fait le show.
Jenifer
n'a pas trahi ses fans, parfois très jeunes, jeudi soir. « Prolongations »
offrait une version acoustique, très rock, de sa tournée 2008. Les quatre
musiciens ont porté la chanteuse pendant 1 h 45 devant un millier de personnes.
Il n'a pas fallu attendre longtemps avant que les chaises installées
devant les gradins ne soient désertées. Dès la deuxième chanson, les fans, venus
pour certains de Paris, Tournai, ou Beauvais, qui avaient campé dès 7 heures
devant la porte du TJP se sont jetés sur le devant de la scène. Heureux
évidement que Jenifer y plonge les mains sans crainte, ce qu'elle fit tout au
long du concert, récoltant au passage peluches, bouquets de fleurs, dessins...
d'admirateurs parfois hauts comme trois pommes grimpés sur les épaules de papa
ou maman. (...).
Pop, reggae, rock, danse, balade limite
blues... Si Jenifer a été méchante, enfin méchamment rock. L'héritage Star'Ac
est encore là : le public, majoritairement des enfants et des ados, et les
tubes, puisés dans les deux premiers albums. Au soleil, J'attends l'amour, Ma
révolution porte ton nom... Ils sont assumés, chantés à pleine voix mais surtout
ont été sérieusement retravaillés. Avant-hier, on pouvait ne pas être fan de
Jenifer, mais pas de sa voix et du travail des quatre musiciens.
Dans
son entretien avec le Courrier picard, Jenifer parlait de concert plus rock,
plus intimiste et de musiciens qui s'éclataient. Elle n'a pas menti.
Guitaristes, bassiste, batteur, pianiste-saxophoniste n'étaient pas que des
accompagnateurs. Ils ont eu leur part du show, se permettant une parenthèse
réussie avec la reprise de Come together des Beattles.
Pop, reggae,
rock, danse, balade limite blues... les oreilles étaient servies à en oublier
des textes dont la seule vocation est une simplicité d'écriture : sensualité
amour, sentiments, joie de vivre et de danser. « Le troisième album
(Lunatique) c'est plus moi », avait confié l'artiste avant le concert. Plus
acoustique, des textes collant à l'artiste... le virage amorcé par Jenifer se
ressent dans son attitude scénique, avec Touche-moi composé par son guitariste,
ou un très pop-rock, limite dance, Si c'est une île qui a envoyé du son.
Les morceaux se sont enchaînés non stop, la chanteuse n'est pas du genre
à disserter mais n'oublie pas les petits mots à ses fans, les gestes saluant
deux jeunes filles grimpées sur une chaise, les bisous à la petite puce tenant
un dessin à bout de bras... « Voici ma chanson préférée. David Verlant m'a
envoyé un mail un jour. Je ne l'ai plus lâché. Voici "Nos futurs" ».
Une
balade joue sur les mots, entre le slogan anglais punk No futur et le lien entre
deux êtres en français... Quelle destinée pour deux êtres qui s'aiment ? se
demande Jenifer, qui n'a que 26 ans... Question qu'elle ne se pose pas avec son
public, tant la réponse apparaît évidente.
DAVID VANDEVOORDE
Interview
du Dhnet.be du 06/12/2008
Elle ne voulait pas quitter la scène
Après une tournée des
grandes salles, Jenifer a eu envie de tracer encore un peu la route et d'emmener
son troisième album dans de petits théâtres, des lieux plus intimes, où elle se
sent chez elle. Elle fera escale chez nous pour quelques dates... Ce
jour-là, enveloppée dans une grosse veste, elle est sortie pour prendre l'air et
pour bavarder quelques instants avec nous. À quelques heures de son concert à
Castelsarrasin, tout à côté de Toulouse, Jenifer est d'excellente humeur, même
si elle peste contre le froid piquant, tout à fait étonnant dans ce coin de
France.
Votre tournée n'en finit pas ! Vous ne vous reposez donc
jamais...
"Si, de temps en temps, sans quoi je n'y arriverais pas. En
fait, le tout est de bien s'organiser."
La volonté d'une tournée plus
intime, c'est pour voir votre public de plus près ? Les yeux dans les yeux ?
"C'est un peu ça. J'ai eu la chance de faire trois belles tournées, avec
beaucoup d'excitation, dans de grandes salles. Mais je suis une amoureuse des
théâtres et des petits lieux. Mais tout s'est toujours précipité. Là, au mois de
mars, on avait réussi une troisième belle tournée, avec des Zenith, plein de
musiciens sur scène. J'ai eu envie, avec cette musique-là, d'aller vers des
petites salles pour établir plus d'échange avec le public. Des salles qui ont
plus d'âme, pour pouvoir s'évader encore sur de la musique, et en l'occurrence
la mienne. L'envie est venue en discutant avec Sébastien Schwartz, qui est mon
directeur musical, mon pote et mon guitariste, depuis le début. On s'est rendu
compte que ce qu'on aimait le plus, c'était l'échange, qui est plus facile dans
les petites salles."
C'est aussi une manière de faire vivre encore un
peu cet album que vous ne devez pas avoir envie de lâcher comme ça
"Oui,
c'est vrai, c'est un peu ça. C'est ça l'histoire, je n'avais pas envie de
m'arrêter, encore envie de le faire voyager. Cet album me tient particulièrement
à cœur et me correspond, aujourd'hui. C'était une période de vie assez intense,
ces premiers mois avec des concerts en plein air, du monde. Là, j'avais envie de
quelque chose de plus roots, qui me correspond finalement presque mieux."
Comment expliquez-vous que cet album vous ressemble tellement ?
"C'est mon premier album vraiment fait sur mesure. Attention, c'est dit
sans prétention ! Mais je trouve que c'est de la bonne musique, enfin. Je ne dis
pas que ce que j'ai fait avant était mauvais, mais là, le son est moins
aseptisé, on peut davantage se retrouver dans les paroles - surtout les femmes.
Avec Maxime (Nucci, son ex-compagnon, NdlR), à la base, on a choisi des textes,
c'était dans un cocon familial pendant toutes ces années. On a pris le temps de
faire cette musique-là. On a tenté plein de pistes et il a réussi à trouver le
son qui me correspondait aujourd'hui. Et dont j'avais envie depuis le début,
mais sans le savoir vraiment. Je lui ai fait confiance et je ne le regrette pas.
Parce que, finalement, il m'a rendue heureuse."
Avant, vous n'osiez pas
grandir et couper avec l'image que les gens pourraient avoir de vous ?
"Les gens croient ce qu'ils veulent croire, ça ne me fait pas de mal.
Moi, j'ai juste envie d'être heureuse avec ma musique, je n'ai pas envie de
mentir, de me mentir. J'ai envie de partager des choses qui me tiennent à cœur
avec certaines personnes qui sont susceptibles de m'aimer. Pour ce troisième
album, j'avais vraiment envie d'autre chose."
C'est important pour vous
d'être entourée de gens sur lesquels vous pouvez compter ? Vous avez beaucoup à
faire, mine de rien...
"C'est très important. Même primordial, chez moi.
L'entente entre tous les membres de l'équipe m'importe énormément. J'aime
pouvoir compter sur eux et ils savent qu'ils peuvent compter sur moi, s'ils le
veulent. C'est comme ça depuis le début. J'aime les gens passionnés, sincères et
qui ne sont pas là que pour l'argent ou pour les paillettes."
Après une
tournée des grandes salles, Jenifer a eu envie de tracer encore un peu la route
et d'emmener son troisième album dans de petits théâtres, des lieux plus
intimes, où elle se sent chez elle. Elle fera escale chez nous pour quelques
dates... Les films du jour
Interview > Isabelle Monnart
Interview
du Dhnet.be du 06/12/2008
"Il va falloir souffler, cocotte !"
Elle avoue que si elle
n'était pas maman, elle serait sur scène tous les jours. Mais depuis la
naissance de son fils, Jenifer a d'autres priorités. Ingrédients pour personnes
Après toutes ces années, vous vous demandez encore, parfois, pourquoi vous ?
"Ca reste assez incroyable, oui. Tout ce que j'ai pu vivre depuis le
début... J'ai toujours été bourrée de doutes et je pensais que quand je
sortirais de la Star Ac', ça allait s'arrêter. Alors, j'en ai profité au
maximum, j'étais au jour le jour, comme je le suis toujours aujourd'hui... Ça
avait pris une ampleur incroyable, dont je n'avais pas bien conscience. J'étais
là, au milieu de tout ça, un peu bousculée, mais très contente parce que le défi
était super-excitant. Et puis, j'étais amoureuse de la musique et je n'ai jamais
pété les plombs ni attrapé le melon. Surtout, je n'ai jamais voulu trahir
l'éducation de mes parents. Je suis restée fidèle à ce que j'étais. Vous savez,
les quelques années à écumer les restos et les bars, avant la Star Ac', ça me
sert encore aujourd'hui."
Quand vous les regardez aujourd'hui, les
petits jeunes de la Star Ac' 8, vous vous dites que le temps a filé ?
"Je n'ai pas beaucoup l'occasion de regarder et là, cette édition
presque pas du tout. Je ne suis pas fan des quotidiennes, mais ça m'est arrivé
de regarder les primes. Pour voir des artistes que j'aime et qui y sont, parce
que ça joue live. Ca me fait plaisir d'y aller, aussi, de jouer live, d'avoir
cet échange avec le public. Mais ça ne me fait plus le pincement au cœur que ça
m'a fait quand j'ai vu la Star Ac' 2. Là, c'était encore tout frais. Au fur et à
mesure des années, c'est une tranche de vie que je n'oublierai jamais, je ne
cracherai jamais sur la Star Ac' parce que ça m'a énormément servie et que sans
ça, je ne serais pas là."
Vous êtes sur la route depuis longtemps. Vous
allez vous poser pour penser à la suite ou pour prendre des vacances ?
"Je m'efforce de le faire. Je m'organise avec mon petit garçon parce que
je tiens à être bien présente. En général, je joue deux à trois soirs par
semaine. Je m'accorde des breaks, je ne suis pas tout le temps sur la route. Si
je n'avais pas de gamin, je pense que je jouerais tous les soirs. Maintenant,
j'ai des priorités dans ma vie et, tant mieux, d'un côté. Pour le futur, je me
dis Il va falloir souffler, cocotte. Je me fixe le début 2009 pour faire le tri
dans les idées et faire des choix dans les directions artistiques. Les envies et
les idées, je les ai. Mais rien n'est concret, encore..."
I.M.
Interview
du Actu24.be du 04/12/2008
Jenifer plus intimiste
RENCONTRE | Jenifer sera en concert ce samedi
avant de revenir les 18 et 19 décembre avec cinq musiciens.
Interview :
Nathalie LEMAIRE
Vous venez en Belgique pour trois concerts, mais dans
des petites salles. Pourquoi ?
J'adore les grandes salles, j'en ferai
encore si je le peux. Mais j'avais envie de quelque chose de plus intime, de
plus d'échanges avec le public. Et puis je trouve que ça correspond mieux au
dernier album, qui a un son plus rock'n roll.
C'est un concert différent
de ce qu'on a pu voir en mars à Forest ?
Oui. L'interprétation et le son
sont différents. On a tout retravaillé. Déjà, j'ai 5 musiciens sur scène au lieu
de 12. Et puis on a refait des arrangements. Il y a des morceaux plus blues,
d'autres plus rock.
Que faut-il, pour qu'un concert soit réussi, de votre
point de vue ?
Que les gens s'éclatent, qu'ils oublient leur
quotidien.
Vous avez beaucoup de contacts avec votre public, entre les
concerts ?
J'ai peu de temps, malheureusement. Mais il y a parfois des
rencontres organisées, et puis j'ai un myspace. Sinon, je suis beaucoup avec mon
petit garçon.
Justement, comment peut-on concilier sa vie de maman avec
celle d'artiste en tournée ?
C'est une question d'organisation. On essaie
d'arranger les tournées pour avoir des séries de plusieurs journées sans
concerts. Comme ça, je peux rentrer et rester quelques jours avec mon fils. Au
final, je passe peut-être plus de temps avec lui qu'une maman qui travaille à
temps plein.
Et vous pouvez l'emmener dehors et vivre ce que vous voulez
avec lui sans être dérangée par les fans ?
Les gens sont très
respectueux. Si je suis au parc avec mon garçon, ils vont me faire un petit
signe discret, tout au plus. Je peux sortir, faire les boutiques sans
problème.
Et vos autres occupations ?
J'aime bien dessiner, mais
faut voir mes dessins ! (rires) Enfin, c'est juste un passe-temps. J'aime lire
aussi, écouter beaucoup de musique ou bricoler des morceaux sur mon
ordinateur.
Quel genre d'enfant étiez-vous ?
Ah... J'étais
gentille, mais il ne fallait pas me chercher des noises ! J'étais introvertie,
déjà.
Vous chantiez déjà ?
J'ai commencé à chanter sur scène à 11
ans l'après-midi et à 14 ans le soir. Je pianotais un peu.
Interview
du Courier Picard du 03/12/2008
ALBERT Jenifer chante sa nouvelle réalité
 Jenifer dit ne pas mentir sur scène, dans ses chansons. Son 3e
album se veut comme tel, ce qui la rend heureuse et se ressent en
concert.
Jenifer est en concert demain soir au TJP. Détachée de la
Star'Ac, elle évoque son nouvel album, le troisième, proche de ce qu'elle est,
et la prolongation de sa tournée, plus rock et intimiste.
Jenifer a pris
notre appel vendredi dernier, juste après avoir réglé les balances avec ses
musiciens pour le concert de Bressuire (Deux-Sèvres). Elle dit deux mots et
soudain la ligne est coupée. L'aurait-on froissé ? Non ! Elle est tombée en
s'asseyant envoyant le portable dans les airs. Au rappel, son rire fait plaisir
à entendre. L'entretien peut commencer, sur une bonne note.
Demain soir
Jenifer chantera des morceaux de son 3e album qu'elle annonce plus « cohérent »
avec ce qu'elle est (textes de David Verlant, ont collaboré M. Chédid, Julie
d'Aimé). Si elle n'oublie pas ses premiers tubes, retravaillés, Jenifer se
détache doucement du passé Star'ac qu'elle assume pleinement. À 26 ans, sa
maturité étonne, ses nombreuses « vies » aussi. Cette jeune maman est zen. Elle
délivre une énergie incroyable. Bref, elle rayonne. Ce qui promet pour demain
soir.
Comment ça va ? Super bien !
Parle-nous de la tournée,
« Prolongations ». Lorsque la tournée s'est arrêtée cet été avec les
festivals, finalement j'avais envie de continuer, de ne pas stopper comme ça.
J'en ai parlé à mon équipe. On a commencé à aborder l'idée d'une suite mais dans
un autre style. Le choix du nom, « Prolongations », est une idée de mon
équipe... (elle rit).
Que va-t-on découvrir demain soir ? Une
structure différente de la tournée. Nous sommes moins nombreux sur scène. Je
chante avec quatre musiciens. L'idée est de jouer dans des lieux plus
intimistes, des théâtres, des petites salles. Je voulais plus de routes,
d'accessibilité, d'échanges et de proximité avec le public, plus de rock'n'roll
aussi.
Plus de rock c'est quoi ? Je vais chanter des morceaux de mon
dernier album et aussi des anciens que j'ai retravaillés avec les musiciens. Ils
en avaient vraiment besoin ! Bref on se fait plaisir. Culottés même avec une
reprise des Beatles, Come together. Les musiciens s'éclatent. C'est un beau
moment. Concernant mon dernier album, le but était d'être plus cohérent avec ce
que je suis maintenant.
C'était risqué. Ça fonctionne sur scène ? Ton
public s'y retrouve ? Ça le fait trop ! Je suis contente des morceaux que
l'on a retravaillés. Je veux dire merci aux musiciens, à l'équipe, car ça joue
et c'est moi, ça me correspond. Dans ce format Je suis plus épanouie. Il y a
plus d'âme, plus d'évasion, plus de choses se passent avec le public. On sort de
la caricature Jenifer « choses légères ». Bon je ne suis pas Janis Joplin !
Enfin disons que c'est magique. C'était risqué oui, mais je retrouve les gens
qui me suivent depuis le début. Ils étaient très jeunes, certaines sont mamans
aujourd'hui. C'est merveilleux j'ai grandi avec eux. Et maintenant, je touche
aussi un nouveau public.
Tu regrettes tes premiers choix ? Je ne
regrette pas ce que j'ai fait. Je suis interprète, chanteuse, j'ai fait
confiance aux gens qui m'entouraient. J'ai suivi ce qu'on me proposait et j'ai
beaucoup appris. Là, j'ai pris plus de risques. Je déteste mentir et donc je
veux chanter ce dont j'ai envie, besoin, ressens, sinon je ne peux pas faire
passer quelque chose sur scène. Je ne suis pas un clone. Il faut que les textes
et les musiques me correspondent.
Question « obligatoire » : qu'en
est-il de ton étiquette Star'Ac ? La Star'Ac, j'ai gagné la première (il y a
huit ans). Je n'ai jamais craché dessus. Cela m'a bien servi. Ils se sont bien
servis de moi aussi. Ils m'ont lancé. J'ai appris mon métier. Je suis allé faire
ma promo pour mon nouvel album, ce qui m'a permis de faire un live. C'était
cool.
Tu regardes l'émission ? Je ne suis pas cliente des
quotidiennes, une sorte de voyeurisme qui n'est pas mon truc. Je n'ai rien suivi
de l'émission ! Si je ne suis pas en concert, je regarde de temps en temps le
vendredi soir.
Tu es maman d'un petit Aaron, âgé de 5 ans. Comment
gères-tu ta vie de maman et d'artiste en tournée ?
J'arrive à concilier
au mieux les deux. Si je chante les week-ends son papa est là, il s'occupe si
bien de ce petit bout plein d'amour. Et comme je ne fais que deux ou trois
concerts par semaine, je passe beaucoup de temps avec lui.
Devenir maman
a sûrement changé ta vie. C'est une tout autre vision, la vie devient
radicalement différente. Tout est pour ce petit bonhomme.
Star'Ac à 18
ans, trois albums, récompensée aux NRJ Music awards... tu as déjà tant vécu et
tu n'as que 26 ans ! Oui j'ai l'impression parfois d'être plus jeune et
parfois d'être plus âgée... J'ai déjà vécu tellement de choses dans ma petite
vie.
Et tu vois comment l'avenir ? Je profite de la vie au jour le
jour, personnellement et professionnellement. Je ne me projette pas, juste pour
ce qui concerne mon enfant.
Donc tu es heureuse. As-tu un message pour
le public qui sera là demain ? Merci à tous ! C'est grâce à vous si je suis
là, j'espère vous rendre heureux.
Propos recueillis par DAVID
VANDEVOORDE
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